Karen Miranda Rivadeneira

Équateur
Karen Miranda Rivadeneira

D’origine équatorienne, Karen Miranda Rivadeneira est née en 1983 à New York. Après des études de philosophie et théologie, elle intègre l’École des arts visuels de New York, puis l’École de journalisme d’Aarhus au Danemark. Les photographies de Karen Miranda Rivadeneira explorent le thème de l’identité et de l’intimité et trouvent leur principale source d’inspiration dans les Andes équatoriennes, terre d’origine de l’artiste.
 Ses travaux ont entre autre été exposés au Dublin Art Festival, aux Rencontres d’Arles et Houston Museum of Fine Arts en 2011, ainsi qu’au Chicago Museum of Arts en 2015. Elle a récemment figuré parmi les photographes présentés à l’exposition « Staging the Self » du Smithsonian Institute, à Washington.


www.karenmiranda.com
Série

Piedra redonda

Photoquai 2015

« Le peuple Shuar, qui vit depuis des temps immémoriaux dans la forêt amazonienne, envisage le monde rempli d’esprits, archétypes de la nature humaine et de ses différents états : d’un côté, Nantar – le sublime, l’éther des Anciens – accessible par la contemplation ; de l’autre, Arutam – l’action, le guerrier, le bruit du tonnerre intérieur. Par sa propre relation à ces entités, chaque Shuar parvient à une profonde compréhension de sa connexion avec la nature. Arutam et Nantar font partie de la psyché et, de fait, sont accessibles à chacun de nous. Il suffit de penser de manière ontologique – de chercher du sens dans tout ce qui est –, de privilégier la  ? pensée méditante ? chère à Heidegger. En observant de près les Shuars communier avec la nature, j’ai souhaité nous rapprocher d’un sentiment de plénitude. Nous aspirons tous à l’harmonie entre action et contemplation, entre conscient et inconscient. C’est une quête difficile, certes, mais elle en vaut la peine. » – Karen Miranda Rivadeneira

en cours

Série

In the mouth of the mountain jaguar everyone is a singing hummingbird

Résidences photographiques 2016

Dans son introduction à l’ouvrage Éloge de l’ombre de Jun’ichiro Tanizaki, Charles Moore a écrit : « l’un des buts ultime de l’humain est de rentrer en contact avec un lieu qui lui appartient, et auquel il appartient ».
 
Pour les résidences photographiques du musée, Karen Miranda Rivadeneira souhaite retourner sur sa terre d'origine afin de photographier les populations des montagnes équatoriennes « de la manière la plus simple et la plus surprenante possible ». Son travail se concentrera sur la Province de Bolivar, paysage à la fois désertique et volcanique où les traditions incas sont encore très vivaces, et sur la Province de Loja, terre des populations Saraguro.

D'après l’artiste, les habitants des Andes équatoriennes évoluent dans le temps et l’espace selon des concepts qui transcendent l’intellect, et relèvent du mystère. C’est cette relation à leur territoire et la dimension ésotérique omniprésente dans leur vie quotidienne qui l'a inspirée pour concevoir ce projet.

L’acte photographique, très souvent impromptu et fruit du hasard chez Karen Miranda Rivadeneira, devrait lui permettre de saisir l’essence de ces montagnes et d’explorer l’intimité et l’identité des sujets photographiés, deux problématiques qui sont au cœur de son travail depuis ses débuts en photographie.

2016