Noriko Takasugi

Japon
Noriko Takasugi

Née en 1974 à Kofu, dans la préfecture de Yamanashi (Japon), Noriko Takasugi a suivi un cursus de psychologie clinique à l’université Waseda de Tokyo avant de devenir rédactrice pour un magazine de voyages, au Royaume-Uni. Là, elle s’est mise à la photographie et s’est s’inscrite au London College of communication, dont elle a obtenu le diplôme de photojournalisme et photographie documentaire. Noriko Takasugi s’intéresse à l’identité japonaise et à la relation de l’homme avec l’environnement. Elle vit aujourd’hui à Tokyo, où elle dirige les relations presse de l’ONG humanitaire Japan Platform.

Commissaire : Kevin Wy Lee

www.norikotakasugi.com
Série

Fukushima samurai

Photoquai 2015

Le séisme et le tsunami survenus en mars 2011 sur la côte Pacifique du Japon comptent, avec quelque 18 000 victimes répertoriées, parmi les pires désastres ayant frappé l’archipel. La catastrophe naturelle a entraîné l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima Daiichi, qui a affecté toute la région. Les samouraïs Nomaio figurent parmi les personnes évacuées en raison de la radioactivité. Au Japon, ils sont connus pour être à l’origine d’un festival annuel célébré depuis mille ans, et qui voit s’affronter des centaines de cavaliers casqués et en armure au cours de scènes de batailles reconstituées. En 2011, quelques mois à peine après la tragédie qui a coûté la vie à nombre d’entre eux et tous leurs biens aux survivants, les guerriers de Nomaio ont, dans un geste de défi, décidé d’honorer les célébrations. La photographe Noriko Takasugi les a accompagnés en 2012. Chacun d’eux a choisi un lieu ayant, pour lui, une résonance particulière. En a résulté cette série de portraits, à la fois étude sur l’identité et illustration de la résilience. Mais ces hommes en costumes ancestraux, posant tels des vainqueurs dans un décor post-nucléaire, en disent également long sur l’antagonisme entre progrès et valeurs traditionnelles.

2012-2014