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Photo Alter gogo getters (1)

Pays
Nigeria
Photopraphe
Andrew Esiebo
Nom de la photo
Alter gogo getters (1)

Photo actuelle :

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Photo qui représente Alter gogo getters (1)

© Andrew Esiebo © musée du quai Branly, Photoquai 2011

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Andrew Esiebo

Né en 1978, Andrew Esiebo vit et travaille à Ibadan. Il est l’un des membres fondateurs du collectif de photojournalistes nigérians Black Box. Andrew Esiebo s’est formé avec un premier appareil, offert en 2000, en photographiant les jeunes de sa génération, la vie nocturne, le football, le renouveau de la ferveur religieuse, l’essor urbain, et les traditions culturelles du Nigeria.

L’accueil enthousiaste réservé à son travail lui ouvre les portes de résidences à l’étranger, et le conduit à étendre son champ d’investigation.
Ainsi, lorsqu’il obtient en 2007 de Culturesfrance – l’actuel Institut français – un Visa pour la création, Andrew Esiebo entreprend-il un documentaire en images sur le quotidien d’un homosexuel camerounais à Paris. Cette série photographique pose les jalons d’une approche caractéristique de son œuvre : confronter les tabous et injustices qui minent les sociétés africaines et dénoncer sans choquer. Cette même réserve se lit dans un travail consacré à la communauté nigériane à Londres. L’artiste prend tout son temps, car il sait que l’intimité d’un vécu ou la dure épreuve de l’immigration ne se révèlent à travers le prisme de la photographie qu’après l’instauration d’un rapport de confiance.
La photographie le fait « penser global et agir local », dit-il. Alter Gogo propose un regard décalé sur le phénomène planétaire que fut la Coupe du Monde de football 2010, en Afrique du Sud. Dans le bidonville d’Orange Farm, aux environs de Johannesburg, Andrew Esiebo a rencontré les Gogo Getters, une équipe constituée uniquement de grands-mères. Des portraits présentés en diptyques figurent chaque vieille dame, d’un côté dans son intérieur, généralement entourée de ses petits-enfants, de l’autre en tenue de footballeuse, sur le terrain. Avec cette série, Andrew Esiebo prend à contre-pied l’image que donnent les médias du troisième âge en Afrique et bouscule le cliché du football, sport populaire pratiqué par les hommes et les jeunes. Ce faisant, il restitue à ces femmes leur place dans l’espace visuel et social sud-africain.

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