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Photo Autoportraits (1)

Pays
Togo
Photopraphe
Hélène Amouzou
Nom de la photo
Autoportraits (1)

Photo actuelle :

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Photo qui représente Autoportraits (1)

© Hélène Amouzou © musée du quai Branly, Photoquai 2011

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Hélène Amouzou

Née en 1969 au Togo, Hélène Amouzou vit à Bruxelles depuis quatorze ans. En 2004, elle s’inscrit à l’Académie de dessin et des arts visuels de Molenbeek-Saint-Jean, à Bruxelles. Elle y étudie la vidéo et la photographie, et décide en 2008 de ne se consacrer qu’à ce dernier support, qu’elle pressent comme le mieux adapté aux procédés techniques et esthétiques qu’elle souhaite explorer.

Ces autoportraits datent de ses années d’études. Une figure imposée qu’elle n’a abordée qu’avec réserve, mais qui s’est révélée la forme traduisant le plus justement son état d’esprit et sa condition sociale de l’époque. En effet, la série a été réalisée durant la période où Hélène Amouzou était demandeuse d’asile en Belgique. Elle a mis dix ans à acquérir le droit de résidence, non sans se sentir marginalisée et stigmatisée.

Les photos, prises dans un grenier, la représentent habillée ou dénudée. Le caractère intime est rendu par le flou qui, au-delà de son propre corps, évoque la trace de sa présence, éphémère, à travers une robe ou une valise... Son corps évanescent, tout comme le bagage, évoquent le voyage, l’état de transit, les limbes du statut de sans-papiers, le déracinement et l’incertitude des lendemains. C’est cette fragilité que reflètent ces images.

Au numérique, Hélène Amouzou préfère l’argentique, technique qui requiert une plus grande attention au détail et dont les accidents peuvent être salvateurs. Son esthétique est proche de celle de la photographe américaine Francesca Woodman, qu’elle cite aujourd’hui en référence au même titre que Duane Michals, Albert Dürer et Francis Bacon. « L’autoportrait est une façon d’écrire sans mots. Je cherche à extérioriser ce qu’il y a de plus profond en moi », explique-t-elle. Une histoire dont Hélène Amouzou poursuit l’écriture, sur les thèmes de l’invisibilité, de l’origine, et du questionnement identitaire.

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