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Photo Afghanistan : Portraits and Landscapes (1)

Pays
Russia
Photopraphe
Mikhail Galustov
Nom de la photo
Afghanistan : Portraits and Landscapes (1)

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Photo qui représente Afghanistan : Portraits and Landscapes (1)

© Mikhail Galustov © musée du quai Branly, Photoquai 2011

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Mikhail Galustov

Né en 1982, Mikhail Galustov écrit ses premiers articles à 16 ans dans un journal de la banlieue de Moscou. Soucieux de les illustrer lui-même, il s’achète un boîtier, deux objectifs et apprend en autodidacte, s’inspirant de Garry Winogrand et des photographes de Magnum, Alex Webb et David Alan Harvey, dont il découvre le travail dans quelques rares librairies et sur Internet. Diplômé de journalisme à l’Université d’État de Moscou, il rejoint le service photo du grand quotidien russe Kommersant. Free-lance depuis 2005, il a notamment collaboré au New York Times, à Time, Newsweek, Fortune, GQ et Stern. Son travail sur les répercussions de la guerre en Tchétchénie a été exposé à New York, Bruxelles, Saint-Pétersbourg et Tokyo. En 2009, son intérêt pour le conflit en Afghanistan le conduit à s’établir à Kaboul. Depuis, Mikhail Galustov couvre à la fois l’Afghanistan et le Pakistan et partage son temps entre la presse, le corporate et ses projets personnels.

Afghans regroupe deux séries. Stories From the Street raconte le quotidien d’Afghans rencontrés à Kaboul, Kandahar et Hérat. Ils sont berger, ouvrier, réfugié, mendiant, marchand de rue ou toxicomane. Mikhail Galustov les cadre en plan serré, comme s’il voulait approcher au plus près la réalité sociale, voire le désarroi humanitaire de ces hommes. Il livre leurs histoires, poignantes, dans des légendes tout en retenue. Son travail est d’une remarquable densité émotionnelle, à la croisée du photojournalisme et de l’anthropologie.

À travers les photos aériennes d’Altitude, Mikhail Galustov entend placer l’Afghanistan d’aujourd’hui hors du temps. La série éclaire les portraits sous un jour différent et les encadre d’éternité. Intense et éblouissant, le paysage afghan replace l’actualité en perspective, sa fugacité face à la pérennité de la nature. Vu du ciel, les hommes s’effacent, et la guerre, minuscule, devient presque abstraite, éphémère. Elle ne fait que passer, comme toute chose dans l’histoire de l’humanité.

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