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Photo As time goes by (1)

Pays
Thailand
Photopraphe
Lek Kiatsirikajorn
Nom de la photo
As time goes by (1)

Photo actuelle :

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Photo qui représente As time goes by (1)

© Lek Kiatsirikajorn © musée du quai Branly, Photoquai 2011

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Lek Kiatsirikajorn

Né en 1977, Lek Kiatsirikajorn étudie la peinture aux beaux-arts de l’Université Silpakorn, à Bangkok, avant de s’intéresser à la photographie, attiré principalement par ses possibilités de diffusion. Il est un jeune artiste prometteur de la scène thaïlandaise lorsqu’il décide, en 2001, de partir en Angleterre poursuivre des études de photographie à l’Arts Institute de Bournemouth. À peine diplômé, il se voit décerner le prix « Quand la mode rencontre l’art » par le magazine britannique ArtReview. Après sept ans à travailler pour la mode et la publicité au Royaume-Uni, Lek retourne en Thaïlande en 2008. Cet épisode lui inspire la série qu’il présente cette année à Photoquai.

Sa trajectoire est comparable à celle d’un boomerang. Au cours des deux dernières années de son séjour en Angleterre, Lek Kiatsirikajorn s’est passionné pour les grands photographes documentaires américains tels que Walker Evans, Stephen Shore, John Sternfeld et Alec Soth. La façon dont ils parviennent à projeter une image forte de la société américaine à travers leur vision personnelle suscite en lui le besoin d’interroger ses origines. Lek, l’expatrié, a le sentiment qu’il peut, mieux qu’avant, comprendre son pays natal, entrevoir des aspects qu’il avait négligés jusque-là, et, par une observation du quotidien, le représenter de façon plus universelle. Il est temps de « retourner à la maison ».
As Time Goes By est le projet qui marque son retour en Thaïlande. L’univers familier de « la maison », celui du foyer familial ou celui de l’entité plus large de la nation, est sa source d’inspiration. De son propre aveu, il s’agit d’une réflexion inhérente à son bagage culturel thaïlandais. Ce lien profond à ses origines et à sa famille n’est pourtant pas l’expression d’un nationalisme : à travers ce travail, il tente de cerner cet équilibre subtil qui existe entre l’identité cosmopolite d’un citoyen du monde et l’enracinement dans la terre natale.
La qualité des photos, qui dévoilent l’univers intime de la famille de Lek, provient – en partie – de sa maîtrise technique, acquise en Angleterre. Les prises de vues sur films négatifs sont réalisées à l’aide d’appareils moyen format ; les négatifs sont scannés avant d’être imprimés par jet d’encre sur papier Archive. À cette dernière étape du processus, son expérience de retoucheur numérique permet à Lek un contrôle tonal poussé qui confère à ses images une richesse particulière, qui n’est pas sans rappeler son passé de peintre.

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