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Photo Australiana - Still Life (1)

Pays
Australia
Photopraphe
Marian Drew
Nom de la photo
Australiana - Still Life (1)

Photo actuelle :

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Photo qui représente Australiana - Still Life (1)

© Marian Drew © musée du quai Branly, Photoquai 2011

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Marian Drew

Artiste de renommée internationale, Marian Drew, 51 ans, vit à Brisbane, où elle enseigne la photographie au Queensland College of Art de l’Université Griffith. Ses œuvres font partie des collections permanentes de la Galerie nationale d’Australie, à Canberra, et du Getty Museum de Los Angeles.

Depuis plus de trois décennies, Marian Drew étudie nos rapports à la fois physiques et émotionnels à l’environnement. D’abord photographe, elle s’est inspirée de sa passion pour la performance et le dessin pour intervenir dans plusieurs domaines artistiques. Ses images sont très picturales, à la fois dans l’utilisation d’aplats et dans les références à l’histoire de l’art. Dans la série Australiana / Still Life, réalisée de 2003 à 2009, elle associe ces caractéristiques pour créer des natures mortes photographiques densément allégoriques, qui mettent en scène de nombreux animaux natifs d’Australie.
La plupart des animaux de cette série ont été trouvés morts par l’artiste sur les routes de Brisbane. Le butcherbird, par exemple, gisait sur la chaussée menant à la maison de sa mère, et tenait encore dans son bec une paille destinée à son nid. Wallabies, potoroos et bandicoots n’existent que dans cette région du monde. Leur nombre en diminution constante est le reflet effrayant de notre impact sur l’environnement, et pointe notre ignorance et notre manque de respect de la cosmologie aborigène, où faune et flore tiennent un rôle dans l’équilibre du pays. Prises au cours de ses voyages, la plupart des photographies - toiles de fond de chaque composition de nature morte - figurent le désert australien. Ces scènes idylliques font davantage allusion aux grands récits du paysage qu’aux habitats spécifiques des animaux, renforçant ainsi le pathos des créatures mortes. Plutôt qu’une vision uniforme, retouchée sur Photoshop, Marian Drew souhaite que le caractère physique des différents éléments, comme la légère différence de texture des photos à l’arrière-plan, soit perceptible. Le recours à l’argentique, pour créer ses images, est certainement déterminant. Elle observe, à ce propos, qu’« il y a peu d’humanité dans la perfection ».

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