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Photo Spring-Summer collection 2018 (1)

Pays
Marocco
Photopraphe
Hassan Hajjaj
Nom de la photo
Spring-Summer collection 2018 (1)

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Photo qui représente Spring-Summer collection 2018 (1)

© Hassan Hajjaj © musée du quai Branly, Photoquai 2011

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Hassan Hajjaj

Hassan Hajjaj est né en 1961, à Larache, au Nord du Maroc, et vit actuellement entre Londres et Marrakech. Son univers artistique témoigne de sa fascination pour les cultures urbaines, les produits de grande consommation, l’imagerie populaire et le pop art américain. Repéré en 2006 par la critique d’art, Rose Issa, il participe à de nombreuses expositions solo et collectives au Maroc, à Londres (Leighton house museum, 2008), à Bamako (Rencontres photographiques, 2010) et au Moyen-orient. En 2009, il figure parmi les huit finalistes en lice pour le Jameel Prize for Islamic art lancé par le Victoria and Albert Museum à Londres.

L’univers photographique de Hassan Hajjaj puise sa force et sa vitalité dans son histoire personnelle. Enfant des années 60, il grandit au Maroc, avant de découvrir, ébloui, Londres et sa scène artistique. Il va tour à tour y promouvoir des musiciens, produire des vidéoclips, créer une ligne d’accessoires et ouvrir une boutique de prêt-à-porter, RAP, qui devient un des hauts lieux de la mode des années 80. Riche de ces expériences, il crée dans les années 2000 des installations/décors qui témoignent de sa fascination pour le chaos flamboyant et organisé des souks. En détournant la fonction des objets et en amplifiant certains motifs, il crée des univers ludiques et conviviaux qui transcendent les codes et les usages du salon, espace social, par excellence au Maroc, interrogeant ainsi différents aspects de la société marocaine.
A la même période, il crée des séries photographiques dont les mises en scène soigneusement élaborées témoignent de son admiration pour Samuel Fosso, Malik Sidibé et David La Chapelle. Dans ces images réalisées à Marrakech, il exploite les codes sophistiqués des milieux de la mode ou ceux des vidéoclips. Il parvient ainsi à transformer des jeunes femmes voilées et vêtues de djellabas en icônes de magazines et en stars du hip hop. Ces photographies qui passent au premier regard pour des fantaisies orientalistes, exploitent avec humour et dérision les effets de contresens et d’ambiguïté véhiculés par le voile et l’habit traditionnel. Les accessoires, ponctués ici ou là de logos haute couture ou sportwear, dépassent le plaidoyer de la condition féminine ou celui de l’orientalisme, pour révéler, par un effet de renversement, les lieux communs du modèle occidental et de sa société de consommation.
Kitsch et colorées, subversives et décalées, ces images posent des questions décisives sur les problématiques de regards et d’échanges culturels entre Orient et Occident. Elles démontrent que ces deux univers se sont constitués l’un par l’autre, voire l’un dans l’autre.

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