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Photo Escuelas de guerra paramilitares (1)
- Pays
- Colombie
- Photopraphe
- Julián Lineros
- Nom de la photo
- Escuelas de guerra paramilitares (1)
- Biographie
Photo actuelle :
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© Julián Lineros © musée du quai Branly, Photoquai 2011
Julián Lineros
Né à Bogota en 1963, Julián Lineros commence à travailler comme photographe à 28 ans. Aucune université ne proposant de cursus spécifique dans les années 90 en Colombie, il opte d’abord pour des études de cinéma. Devenu photojournaliste, il collabore aux magazines colombiens Cambio 16, Semana, Cromos, Caras, Gente, Don Juan et à la presse internationale. Accrédité par l'agence Gamma-Eyedea pour couvrir, en 2008, la libération d'Ingrid Betancourt, il voit ses photos publiées notamment dans Elle et Paris Match. Désormais free-lance, Julián Lineros enseigne aussi à l’université. En 2002, il a remporté le prix Simón Bolívar du journalisme.
La série présentée ici montre l’entraînement, en pleine jungle, des Autodéfenses unies de Colombie (AUC), une milice d’extrême droite qui recrute des enfants dans le département de Choco, l’un des plus pauvres du pays. L’AUC, qui lutte contre la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), est intimement mêlée aux trafics d’armes et de drogue.
« Ma première commande a été pour un journal du département d’Arauca, à la frontière vénézuélienne. À cette époque, la lutte entre l'État et les guérillas gauchistes des FARC et de l’Armée de Libération Nationale (ELN) était tendue. Difficile de rendre compte de la guerre en Colombie : la géographie sauvage et montagneuse et l'information manipulée par les belligérants de tous bords font que, pour un conflit interne toujours d’actualité depuis quarante ans, les images ne sont guère éloquentes et restent rares.
J’ai un net penchant pour le portrait. Je privilégie la couleur, les objectifs standard 50 et 80 mm, et je porte une attention particulière à la composition. Mais je me suis toujours soucié du sens politique de mes photos. Elles doivent servir à témoigner de la vulnérabilité, en Colombie, de populations parmi lesquelles figurent paysans, ouvriers, policiers, guérilleros, groupes paramilitaires, communautés indigènes et afro-colombienne.
Je considère les photos comme de l’information, mais je me plie à la règle, qui prévaut en Colombie, de n’indiquer ni nom, ni lieu, ni date, pour éviter de mettre en danger la vie des gens. J'aimerais aller voir ailleurs, car, après vingt ans de pratique dans mon pays, j’en ai assez de voir l’Histoire se répéter. Les gouvernements changent, pas la situation. C'est comme si la guerre faisait partie du patrimoine national, au même titre que le café et les reines de beauté. »