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Photo Conducta impropria (1)

Pays
Cuba
Photopraphe
Alejandro González
Nom de la photo
Conducta impropria (1)

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Photo qui représente Conducta impropria (1)

© Alejandro González © musée du quai Branly, Photoquai 2011

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Alejandro González

Né en 1974 à La Havane, Alejandro González apprend la photographie au cours d’ateliers animés entre autres par Diego Goldberg, Luis Gonzalez Palma et Edgar Moreno. Il entre ensuite en résidence à l’École supérieure des arts et médias de Cologne, en Allemagne. En 2009, il reçoit le prix Casa de las Americas de Cuba, section photographie. Ses œuvres sont exposées dans son pays mais aussi au Mexique, aux États-Unis, en Espagne et en Italie.

Pour Alejandro González, la photographie est nécessairement documentaire. D’autant plus à un moment où, comme toute sa génération, il voit à la fois s’évanouir le monde rêvé qu’on lui promettait quand il était enfant et émerger une jeunesse qui, malgré la lenteur de changements inéluctables, n’a plus rien à voir avec ce que fut la sienne.
Alors, il documente. Non en laissant venir le monde devant son appareil et en convoquant le hasard et sa maîtrise, au nom d’un « instant décisif » (concept développé par le photographe Henri Cartier-Bresson NDLR) qu’il se dit bien incapable de capturer, mais en construisant, de façon extrêmement pensée, des séries qu’il édite scrupuleusement. Il produit relativement peu et entrecoupe chaque projet d’un moment de pause consacré à l’élaboration du suivant.
Ainsi, dans des tonalités douces, Alejandro González a observé les plantes rescapées du bétonnage, s’accrochant aux murs décatis, pointant à travers l’asphalte, difficilement, comme une métaphore d’un quotidien complexe. Puis, empruntant l’esthétique des magazines soviétiques des années 1970, il est allé revisiter, du parc Lénine à la monumentale ambassade de ce qui était alors le pays frère, un univers qui devait donner un avant-goût de la victoire du socialisme. Aujourd’hui, tout s’est arrêté, rouille et herbes folles se sont emparées du songe. Mais, heureusement, quelques familles viennent pique-niquer le dimanche. C’est peut-être pour cela qu’une nouvelle jeunesse est apparue sur le Malecon (front de mer de La Havane) et en ville, prête à inventer d’autres nuits, avec casquettes, tee-shirts et skate-boards américains, looks atypiques et de l’énergie à revendre. Alejandro González l’a cadrée au carré, saisie au flash, pour une galerie efficace, juste et sans jugement.
Car il ne veut rien juger, juste donner à voir. Comme il l’a fait avec la communauté gay pour la série présentée à Photoquai. Le 17 mai 2008, lors de la deuxième célébration à Cuba de la Journée internationale contre l’homophobie, il réalise en couleurs treize portraits serrés d’homosexuels et travestis. Un mois après, sur la plage ouvertement gay de Mi Cayito surveillée par la police, il laisse les participants à la première Gay Pride jouer devant son objectif.

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