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Photo Fake animals (1)
- Pays
- Biélorussie
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© Andrei Liankevich © musée du quai Branly, Photoquai 2011
Andrei Liankevich
Né en 1981 à Grodno, Andrei Liankevich vit et travaille à Minsk. Il est diplômé de l’Université d’État de Biélorussie. En 2005, il passe plusieurs mois aux côtés de la minorité yézidie, en Arménie. Ce reportage a reçu un accueil enthousiaste lors de séminaires organisés par le World Press Photo. À 24 ans à peine, il démarre une collaboration avec l’agence de presse EPA (European Pressphoto Agency), puis avec l’agence autrichienne Anzenberger. Depuis 2008, il a rejoint le jeune collectif de photojournalistes Sputnik. Ses photos sont publiées dans la presse nationale et internationale (The New York Times, Newsweek, Le Figaro, Die Zeit, Der Spiegel, GEO) et exposées dans le monde entier. Le premier livre d’Andrei Liankevich, Païen, paru en 2010, est consacré aux traditions païennes en Biélorussie. L’année précédente, son travail avait été récompensé par le Humanity Photo Award.
Fake Animals est une exploration des rites païens slaves qui, peu à peu, s’éteignent. Ces traditions ancestrales sont fondées sur la sacralisation des animaux : créatures mystérieuses dont la vie est symboliquement connectée aux cycles de la nature, ils en sont les messagers, les oracles ; inspirateurs et acteurs de rites liés au chamanisme, ils sont devenus des héros de contes et légendes. En photographiant des animaux naturalisés, Andrei Liankevich incarne le rôle d’un messager entre les âmes humaines et les esprits de la nature. Il rend également hommage à la dextérité des taxidermistes, qui savent redonner vie et expression à leurs créatures. Comme par magie.
« La vie, la mort. L’homme, la bête. Les animaux naturalisés constituent un phénomène étrange et quasi inexplicable. Ils s’offrent à des milliers de regards dans les musées, mais la raison pour laquelle des hommes tuent des animaux pour leur donner l’apparence d’êtres vivants demeure mystérieuse. »