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Photo In an honest world (1)
- Pays
- Nouvelle-Zelande
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- James K.Lowe
- Nom de la photo
- In an honest world (1)
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Photo actuelle :
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© James K.Lowe © musée du quai Branly, Photoquai 2011
James K.Lowe
James K. Lowe, Néo-Zélandais né en 1988 de parents chinois, est sorti diplômé de l’Elam School of Fine Art de l’Université d’Auckland en 2009. Parallèlement à sa carrière de designer et de photographe, il développe une pratique artistique personnelle, en s’inspirant du style documentaire de photographes comme l’Australien Bill Henson et l’Américain Gregory Crewdson, et de la vision onirique de cinéastes comme David Lynch ou de vidéastes comme Bill Viola. À 23 ans à peine, James K. Lowe a déjà reçu de nombreux prix, dont celui du Mount Eden Young Artists Awards 2009.
À 15 ans, James K. Lowe et ses copains avaient l’habitude, à la nuit tombée, de rouler en voiture, de se garer et de discuter des heures durant sur la complexité des rapports humains et la fragilité de l’identité individuelle. Ils s’interrogeaient sur « l’écart troublant entre le regard que nous portons sur nous-mêmes et celui que les autres portent sur nous », a-t-il récemment confié à la photographe Anne Noble.
James K. Lowe a conçu le scénario et la réalisation de la série In An Honest World à la manière d’un cinéaste. Il a repéré la banlieue qui allait servir de toile de fond au drame qu’il écrirait devant son appareil photo. Il a demandé à des proches d’interpréter les personnages. En leur suggérant des textes et des actions évoquant, parfois, des tableaux vivants, il a pu installer l’ambiance qu’il cherchait à obtenir. Les images saisissantes ainsi produites faites d’échanges, de ruptures, de transitions, de troubles, évoquent des photos prises sur le plateau d’un film d’auteur.
Préférant photographier de nuit, James K. Lowe travaille avec des appareils grand format et une équipe d’assistants composée d’amis et de membres de sa famille. Il évite le flash au profit de la lumière tungstène, qu’il diffuse tel un peintre pour illuminer le détail d’une scène et mettre en valeur ses protagonistes, les détachant ainsi d’un arrière-plan plus sombre.
Les autres séries de James K. Lowe, remarquables – à l’instar d’In An Honest World – par leur intensité lumineuse et leur pouvoir évocateur, sont reconnues pour l’originalité et la sophistication du regard porté sur le quotidien des jeunes métis qui grandissent, aujourd’hui, dans les banlieues néo-zélandaises.