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Photo Matrimonia (1)

Pays
Inde
Photopraphe
Mahesh Shantaram
Nom de la photo
Matrimonia (1)

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Photo qui représente Matrimonia (1)

© Mahesh Shantaram © musée du quai Branly, Photoquai 2011

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Mahesh Shantaram

Mahesh Shantaram est né en 1977 et a longtemps vécu à l’étranger. Il est diplômé de l’Institut de photographie Spéos à Paris. De retour en 2006 à Bangalore, sa ville natale, il se spécialise dans la photographie de mariage et profite de son activité professionnelle pour mener des recherches plus personnelles, comme en témoigne la série Matrimania présentée ici.

Sans aucun doute le plus gros business photo en Inde, la photographie de mariage est le miroir exacerbant de la société indienne. Pour le meilleur et pour le pire.
Dans ce secteur, le cas de Mahesh Shantaram est très particulier. Après avoir tenté, sans succès, de s’établir comme photographe indépendant, Mahesh Shantaram fait le constat que le plus sûr moyen de gagner sa vie est de devenir wedding photographer. Un statut méprisé, selon lui : « En Inde, les photographes de mariage sont considérés comme des êtres primaires, naïfs et peu intellectuels. » Malgré les pressions familiales, il se lance, avec l’ambition de renouveler cette pratique. Son regard, subjectif mais honnête, humoristique et humain, fait aujourd’hui de Mahesh Shantaram l’un des photographes de mariage les plus prisés de son pays.
« Les mariages sont des espaces-temps où les gens veulent se montrer à leur avantage mais font preuve des pires comportements, où les forces et les faiblesses de la société sont mises à nu. En Inde, nous prenons les noces très au sérieux. Elles doivent avoir un impact fort sur les milliers d’invités qui vont y mesurer la position sociale de la famille. »
Fasciné par ces scènes éphémères, Mahesh Shantaram les appréhende de manière documentaire. Les décors, partie prenante du projet Matrimania, sont très révélateurs de cette volonté de représentation et de l’importance des moyens qui lui sont alloués. Tout comme son souci du détail qui souligne « le penchant de mon pays pour l’ordre et le chaos, la couleur et le bruit, ainsi qu’un sens particulier du design et du “bon goût”, ou de l’absence de celui-ci ».


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