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Avant-propos

Dans la continuité de la première biennale, créée en 2007, PHOTOQUAI 2011, dédiée à la photographie non occidentale, poursuit sa mission d’origine en faisant découvrir des artistes dont l’œuvre est inédite en Europe. Mission fédératrice aussi puisqu’il s’agit de multiplier les croisements de regards en un système d’échange d’un lieu à l’autre.

Après l’immense succès que les deux premières biennales ont connu en 2007 et 2009, aussi bien auprès du public que de la presse, nous avons maintenu la durée de cette manifestation à deux mois, du 13 septembre au 11 novembre, et nous l’avons prolongé dans l’enceinte du jardin du musée, où sont présentés cinq photographes, comme pour assurer le passage de l’espace urbain à un univers végétal touffu, labyrinthique et quasi initiatique.

Projections, conférences, colloque sur la photographie africaine scandent cet événement d’envergure internationale.

La direction artistique revient cette année à Françoise Huguier, photographe et réalisatrice, femme de terrain qui a donné une vision sans complaisance des appartements communautaires de Saint-Pétersbourg comme des femmes africaines dont elle a peint l’intimité à travers son objectif, avec une infinie justesse.

Pour cette nouvelle édition, elle a sélectionné en lien avec quinze commissaires dont Olivier Culmann pour l’Inde, Christine Eyéné pour l’Afrique, Christian Caujolle pour Cuba ou encore Mouna Mekouar pour le Maghreb, une quarantaine de photographes émergents de près de trente pays différents qui, par l’instantané et la magie de l’image, ont fixé un nouveau mode de rapport au monde.

Les œuvres sont une fois encore exposées sur les berges de la Seine suivant un parcours spécialement conçu par Patrick Jouin. Ce scénographe, partenaire de la première heure, conscient que, comme le disait Willy Ronis : « les photos sont pleines d’histoires », sait marier la couleur et le noir et blanc et faire alterner avec bonheur les formats ou les séries dans un souci permanent de mise en valeur de chaque mode d’expression individuel.

Chaque artiste se révèle par l’identité de son point de vue mais également par ses contextes de production et d’influences. Filiation directe ou clin d’œil parodique, ce jeu de miroir, qui renvoie à des réalités et des repères différents des nôtres, tisse une véritable aventure du regard.

Je remercie les partenaires associés cette année à ce projet, notamment la tour Eiffel, l’Ambassade d’Australie, la galerie Baudoin Lebon, la galerie In Camera, la galerie Paris Beijing, la Maison de l’Amérique latine, la Maison européenne de la photographie, le Petit Palais, la Polka Galerie, l’École Spéciale d’Architecture, la Galerie Clémentine de la Féronnière, qui contribuent, à travers cette promenade esthétique dans Paris, à ouvrir des perspectives éclectiques sur la création contemporaine.

Stéphane Martin, Président du musée du quai Branly